PENTE DOUCE
Ca y est !
Sur la pente douce,
Je m’sens glisser,
Rien pour m’accroher
Personne pour m’en empêcher.
Mouvement lent et irréversible.
Après des années a stagné
Après des années a végété.
Je voulais du mouvement, et c’est en marche.
Dans le sens de la descente.
Je rêvais de soleil,
Et c’est une lampe de chevet qui m’éclaire.
Je rêvais de grands vents sur les mers blues,
Et c’est un petit courant d’air qui me surprend.
Je rêvais de science, de culture et de connaissance,
Et c’est la télé qui pollue mes soirées !
Je rêvais de mets fins pour nourritures,
Ce sont des trucs sous cellophane qui ne goute rien, qui font grossir, et qui vont se caller dans mon estomac.
Je rêvais des valeurs de l’espèce humaine,
Et c’est des politiciens croupions qui dictent leurs choix !
Au milieu de tout cela, trompé par les uns,
Moqué par les autres.
Le poids à peine vivant,
Se sens déjà un poids mort !
Bruxelles, le 11 juillet 2009 : 20h.30