Les mains dans les poches,
Le long d'un boulevard,
Je marche au hasard.
Place de Brouckère est toute illuminée, et j'ai le cafard.
Encore un dernier verre dans un bar,
Histoire de noyer ces idées noires.
Comment lui dire que je l'aime ?
Si je savais ce qu'elle pense,
Moi, je ne serais pas dans l'embarras.
REFRAIN : Je ferme les yeux, je la vois devant moi.
Elle me sourit je la prends dans mes bras.
Mais ce n'est qu'un rêve qui s'en va en fumé.
Le barman me réveille,
J' renverse ma bière ;
J' bredouille quelques excuses,
Et je sors discrètement..
Huit heures du soir, il fait déjà noir sur ce maudit boulevard.
Je vais sur la Grand' Place, il y a plein d'amoureux,
Qui s'en vont deux par deux.
Elle, je ne vois qu'elle.
Tout me la rappelle.
On se sent vraiment stupide quand on est si timide.
REFRAIN : Je ferme les yeux, je la vois devant moi.
Elle me sourit je la prends dans mes bras.
Mais ce n'est qu'un rêve qui s'en va en fumer.
Je rendre dans une cabine téléphonique, (*)
Je cherche son numéro dans l'annuaire.
Oserais-je lui téléphoner,
Pour lui demander un rendez-vous ?
Elle décroche, elle dit : « - Allô ?... »
Je raccroche, je me sens idiot !
J'ai envie d'être un héros,
Au lieu d'être un nigaud !
Pour la séduire je ferais tout ce qu'elle voudra.
REFRAIN : Je ferme les yeux, je la vois devant moi.
Elle me sourit je la prends dans mes bras.
Mais ce n'est qu'un rêve qui s'en va en fumer.